« RAY OF LIGHT » ©1998 Warner Bros.
Produit par Madonna, William Orbit, Marius DeVries & Patrick Leonard
Parution: 22 février 1998

album_rol

La madone est de retour! Et quel retour! Après un succès au cinéma (Evita- dans le rôle titre), un premier enfant (Lourdes-Maria, née le 14 octobre 1996), Madonna Louise Veronica nous revient avec un nouvel album. Un album aux couleurs des années 90… Puisque en cette fin de siècle, la tendance est au ressourcement, la diva n’y fait pas exception et avec un résultat incroyablement innovateur mais jamais déroutant. C’est que l’artiste touche maintenant le techo. Elle effleure tout doucement ce style à la mode et, puisque ceci est maintenant sa marque de commerce, elle le transforme en un style qui lui est propre.

Tout comme elle l’avait fait à l’époque de son premier disque: où elle s’appropriait un son pop-dance jusque-là presque seulement utilisée par les chanteurs noirs, Madonna en avait fait « sa musique ». Ensuite, elle « s’empare » d’un nouveau média: la vidéo et s’en accapare le style et fonde les vrais premières racines de « l’autopublicité », et ainsi de suite jusqu’à son nouveau né (artistique): « Ray Of Light ».

Un album qu’elle a basée sur sa vision d’une nouvelle spiritualité. Un virage évident de style mais aussi un retour aux sources jusque-là seulement effleuré avec son album ultra personnel de 1989, « Like A Prayer ».

Mais oublions tout le tapage autour de ce soi-disant renouveau de la « star ».

Quand est-il de la musique? L’oeuvre est fantastique! Des 13 pièces qui forment « Ray Of Light », on ne pense qu’à un seul mot après la première écoute: Voyage. Un voyage émotionnel. Un voyage qui débute tout doucement avec la pièce « Drowned World / Substitute For Love » (Monde noyé / Mon substitut à l’amour) dans laquelle Madonna nous explique que’elle a « échangée l’amour pour la célébrité » et « qu’il y a bien des choses qui ne peuvent s’acheter ». Lentement, la pièce nous transporte avec son son ambiant, vers un apogée sonore qui nous transporte rapidement au coeur de ce disque.

Avec « Swim » le style techno-dance est évident et nous saute au visage. Évidemment (et heureusement) la touche Madonna; des mélodies accrocheuses et un son particulier sont toujours présents.

Mais la touche spéciale provient du maître dans le genre, William Orbit (coproducteur de l’album et principal auteur des musiques) est évidente. Des sons énergiques, souvent expérimentaux mais toujours si efficaces. C’est celui là-même qui « remixa » le simple « Justify My Love » en 1991.

Avec « Candy Perfume Girl » on dirait un clin d’oeil à l’époque « Erotica » ou « Sex ». « Nothing Really Matters » nous rappelle les mélodies de l’époque « True Blue » de 1986. Et « The Power Of Goodbye » est tout simplement une superbe ballade qui nous rappelle « I’ll Remember » en 1994. Mais le côté personnel nous surprend. Comme un ressourcement, une confession, un mysticisme, même, Madonna nous explique ses déboires avec la célébrité, sa nouvelle vie de mère (avec une superbe berceuse dédiée à sa fille, « Little Star ») ou même du déchirement lors de la perte d’un être cher dans la dernière pièce, la très sombre « Mer Girl ».

En fait, on peut considérer ce titre comme celui du vrai « retour » de la Madone. Un retour sur les pistes de danses du monde entier où elle fut jadis Reine. Une place qui lui va à ravir.

Madonna innove, change encore, déroute toujours, mais gagne de nouveau!

Informations supplémentaires

Galerie de photos

Votre appréciation de l’album